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Dr NK : Il y a eu deux fronts. On se cognait à coups de cendriers… !! (rires) En fait, on a bossé environ 17 mois sur la musique du film ! Emir était venu un matin nous écouter répéter. Et, il a entendu un morceau qui lui plaisait bien. Il est revenu le lendemain nous demander si il pouvait l'intégrer à son film. Le sur-lendemain, il est revenu, et nous a demandé si on pouvait lui écrire un morceau de techno. - He, il ne faut que 3 heures pour faire un morceau de techno… ! - Puis, il est revenu nous demander un tango… Là, je lui ai dit : ” Emir, qui fait la musique de ton film ? ” Il m'a répondu ” Bin, vous ! ”.
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EK :
Oui, car il y'avait d'excellentes chansons dans l'album précédent. Et, on a eu d'excellentes conditions de travail. Comme un travail en famille. Et, ça collait parfaitement avec Chat Noir, Chat Blanc qui a marqué une transition entre mon ancienne vie et la nouvelle, plus tournée vers la musique.
Comment êtes-vous passé d'un film comme Underground très sombre, où vous avez déclaré y avoir laissé une partie de vous même, à Chat Noir, Chat Blanc, beaucoup plus festif ?
EK :
Avec Underground, j'ai touché le fond. Tout ce qui est arrivé avant, pendant, et après le film m'a forcer à changer de vie par la suite. Chat Noir, Chat Blanc, ça a été le bout du tunnel ! La libération du passé. Mais, je suis extrêmement content d'avoir pu dire dans Underground tout ce que j'avais à dire, d'avoir pu faire passer le message politique et historique qui m'importait.
Dr NK :
Ca s'est passé de la même façon avec le groupe. A l'époque d'Underground, on touchait le fond, on était en train de sombrer en Yougoslavie…
Merci à Julien pour la retranscription de l'interview…
fr/itv_00-05-29_aeronef.txt · Last modified: 2007/03/09 13:50 by matthieu1