Double palmé à Cannes, Emir Kusturica y revient pour la passe de trois, avec La vie est un miracle. Rocker, tzigane, poète, gladiateur entêté de l'image, mastodonte révolté du cinoche, Kusturica n'a pas d'égal.
C'est une réponse à ceux qui s'exprimèrent sur Underground ?
EK :
Absolument, comme Alain Finkielraut, le spécialiste parisien qui savait mieux que personne ce qui se passait dans mon pays, le pourquoi de sa destruction, qui utilisa la première page du ” Monde ” pour parler d'un film qu'il n'avait pas vu. Dans les années 1960-1970, lorsqu'on écrivait sans avoir vu, on était mis au banc des accusés. Maintenant, qui se soucie de tels procédés. On est dans un monde virtuel où l'on peut dire n'importe quoi. L'information est bafouée et pourtant on a besoin d'elle. Ce film continue là où le précédent s'arrêtait, mais dans le ton, c'est plus proche de Papa est en voyage d'affaires.
Suite aux attaques contre Underground, vous avez écrit un papier intitulé [polémique|Mon imposture]] ?
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EK : Non. Ce n'est pas une farce, c'est une institution importante, malheureusement plus politique qu'on ne le croit. On tutoie un peu l'imposture politique. Il faut juger les criminels de guerre, mais tous.
fr/itv_04-03_optimum.txt · Last modified: 2007/02/11 22:08 by matthieu1