Le très bon accueil de Promets-moi donne des sourires sur les visages du public, et prouve une fois de plus que Kusturica est un réalisateur très apprécié à Cannes. On le retrouve dans son hotel, avant le gala de la première du film, et on lui pose quelques questions après la projection de presse.
Dans ce film, vous rendez hommage à Tarkovski, Scorsese, Fellini. Est-ce votre façon de les honorer ?
EK : Je ne suis pas né dans un village, et mon énergie vient d'endroits turbulents. Cette compilation se voit facilement. Depuis le début, je cite toujours mes réalisateurs favoris. Ce film est totalement “retro”, et prouve que je vieillis, aussi.
C'est comme si votre “Dolly Bell” avait déménagé de Sarajevo à Zlatibor.
EK :
Oui, c'est correct. Ceux qui n'ont pas compris, et je sais qu'il y en a, comprendront peut-être dans 3 jours. Il faut faire des histoires compréhensibles, et ne pas oublier que les films sont des armes fantastiques pour aider les gens avec de l'energie positive sur le cerveau humain. Si on ne le fait pas, un film est vide.
Miki Manojlović, Aleksandar Berček, Ljiljana Blagojević, Stribor sont des acteurs fantastiques. Comment pouvez-vous les écraser ? Parceque je pense qu'ils ne vous ont pas écrasé, vous ne pouvez tout simplement pas écraser ce genre de personne. Je me bats, moi même, et eux aussi. Ils sont d'accord avec ce traitement, parceque travailler avec moi, c'est rentrer dans mon âme. D'un autre côté, quand ils voient comment je me mets la pression, toute l'équipe se sent solidaire et avance.
Politika, 27 may - Dubravka Lakic - traduction Nina Novaković & Matthieu Dhennin
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