Le réalisateur d'«Underground» signe un conte initiatique sur la tradition et la modernité.
«Promets-moi», Comédie d'Emir Kusturica, avec Uroš Milovanović, Marija Petronijević, Aleksandar Berček. Durée 2 h 6.
Le réalisateur serbe aux deux palmes d'or (pour Papa est en voyage d'affaires et Underground ) revient avec Promets-moi , une fable allègre et débordante d'énergie. L'histoire d'un paysan, Tsane, que son grand-père, avant de mourir, envoie en ville avec mission de ramener une icône, un souvenir et une fiancée.
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EK : Je suis modérément religieux, mais je considère ceux qui ne croient pas à l'existence de Dieu plus bornés que ceux qui y croient. Aujourd'hui, la personnalité est éclatée. Seul le sens de Dieu donne l'unité. Sans Dieu, vous ne serez jamais en harmonie avec le reste du monde.
Dans Promets-moi, il y a une opposition entre la campagne, d'où vient Tsane, et la ville où il s'initie à la modernité.
EK : Oui, il découvre le capitalisme, les truands et les promoteurs immobiliers. Aujourd'hui, il est évident que les multinationales sont en train de détruire la démocratie. Mais j'ai traité cela par la farce et en montrant qu'on peut rencontrer partout des gens bien. Tsane trouve des jumeaux burlesques pour le guider. C'est une idée très BD. Il y a aussi ce genre de personnages bouffons dans les westerns-spaghetti. Et j'adore le cinéma de Sergio Leone, son exagération magnifique. Le souvenir que rapporte Tsane de la ville, finalement ce n'est pas une chose, mais des rencontres.
Propos recueillis par Marie-Noëlle Tranchant
fr/itv_08-01_lefigaro.txt · Last modified: 2008/01/29 21:25 by matthieu1