La vie est un miracle

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Réalisateur Emir Kusturica
Titre original Život Je Čudo, Живот је чудо
Titre de
travail
Gladno Srce, Hungry Heart, Love Story, When life was a miracle
Sortie 14 mai 2004 (France)
VO serbe
Durée 2h32 (version cinéma), 5h (version longue TV)
Musique Emir Kusturica & Dejan Sparavalo, interprétée par le No Smoking Orchestra
Script Ranko Bozić et Emir Kusturica, d'après une idée de Gordan Mihić
Photo Michel Amathieu
Box office 536.000 (France), 1.129.900 (Europe)

Récompenses

Prix de l'Education Nationale au Festival de Cannes, 2004 César du meilleur film de l'Union Européenne, 2005

  • Prix de l'Education Nationale au Festival de Cannes, 2004
  • Prix du public au festival du film de Melbourne, 2004
  • César du meilleur film de l'Union Européenne, 2005
  • Golden Globe du meilleur film européen, 2005
  • prix du Meilleur film des Balkans, festival de Sofia, 2005

Synopsis

Quoi de mieux pour le village qu'une ligne de chemin de fer touristique ? Et quoi de pire pour le tourisme que la guerre ? Tout à la construction de la ligne de chemin de fer, Luka ferme les yeux sur la guerre. Il est surtout préoccupé par cet âne qui bloque le train. Mais lorsque sa femme le quitte pour un musicien et Miloš, son fils, est appelé sous les drapeaux, sa vie se met à ressembler à un champ de bataille. Les combats débutent sans crier gare et Luka se retrouve au cœur d'un champ de bataille des plus authentiques. Pour couronner le tout, Miloš est fait prisonnier. C'est alors qu'il rencontre l'amour en la personne de Sabaha, une infirmière musulmane. Mais Sabaha est chez Luka pour lui servir d'otage, et doit être échangée s'il veut récupérer son fils.

bande-annonce

Casting

B.O.F.

B.O.F. La vie est un miracle

La musique du film est du No Smoking Orchestra

Détails, titres & paroles de la bande originale du film

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DVD, VHS

PaysFormat langues audio langues sous-titres Achat en ligne Description
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Anecdotes

Le tournage a duré treize mois, de mars 2002 à avril 2003, sans réelle pause. Ce tournage marathon est principalement dû aux conditions météorologique peu favorables (été médiocre, hiver rigoureux), et à la constante réécriture du scénario par Emir.

Stribor Kusturica (capitaine Aleksic) : ”Mourir ne fait pas mal, c'est vivre qui fait mal”.

Une version longue du film a été diffusée à la télévision serbe en janvier 2006 (en 6 épisodes de 50 minutes).

Durant le tournage, une bande de français déjantés a débarqué sur le plateau, et avec un culot énorme, a pu rencontrer Emir Kusturica en personne, qui s'est montré amusé de cette irruption. Cette scène fut le clou du film que ces français tournaient : Mister K.

Anecdotes de tournages par Jérôme Thiault (ingénieur du son), recueillies en février 2003 :

  • les premiers jours j'étais un peu à côté, parce que je travaille beaucoup en suivant le texte, les intonations. Et j'étais parfois un peu à contretemps. Un de mes assistants m'en a parlé, et puis après je m'en suis rendu compte. J'ai intégré la notion du Serbe, du rythme, la sonorité des mots. Je pense même que je me rends compte maintenant quand c'est incompréhensible. Parce qu'il y a deux choses : la compréhension du mot et la prononciation. C'est à dire : sur la partie technique de la voix ou de la parole, je sais quand c'est bon ou quand c'est pas bon. Sur la partie message, ça, je sais pas. Je n'ai pas assez de vocabulaire. Mais a priori, ce n'est pas un problème.
  • Une fois, je me suis fait jeter parce que j'ai fait couper une prise : il y avait quelqu'un qui parlait et le chien qui aboyait, c'était avant la séquence des ours. J'ai dit “coupez !”. Emir est sorti de sa tente et : “Qui a dit ça ?”. Là j'ai compris qu'il ne fallait pas intervenir. Et puis une autre fois, j'ai eu une convocation à l'hôtel, mais en fait il trouvait que j'aseptisais trop le son. C'est par rapport à la scène dans l'église, quand il y a Nada qui rentre. Là, il avait trouvé qu'il n'y avait plus d'ambiance. Moi j'avais fait ça parce qu'on entendait trop le bruit de la caméra.
  • Emir est tellement instinctif, tellement animal qu'on dirait qu'il n'y a pas de réflexion. Et puis il y a d'autres moments où je me rends compte qu'il y a énormément de construction. C'est comme si c'était quelqu'un qui avait en lui deux extrêmes et qui arrivait à concilier les deux. Parfois, je le vois, j'ai envie de lui dire que je l'aime, et parfois j'ai envie de lui dire que je le hais ! Mais c'est bien, parce que même au bout d'un an, j'ai encore envie d'y retourner. Ce qui n'est pas le cas qu'autres expériences où au bout d'un semaine j'avais envie de partir. C'est dur mais c'est bon…

Anecdotes de tournages par Michel Amathieu (chef opérateur), recueillies en février 2003 :

  • Avec Emir, une grande complicité s'est installée depuis le début du film. Moi je prends ça comme un challenge à chaque fois qu'il dit on va faire comme ci, comme ça, etc. Je cherche comment faire, comment réaliser ses idées. Je ne sais pas toujours comment je vais y arriver, mais le jeu c'est de trouver des solutions. En fait, quand il dit quelque chose, il sait ce que ça implique car il a une parfaite maîtrise technique.
  • J'ai un filtre qui me sert à rehausser les marrons, pour changer un peu les ambiances, créer des marrons intéressants. Mais le film gardera un aspect normal. Je voudrais que ça donne un style, sans que ça soit un effet coloré. Ce que je cherche c'est de travailler sur le négatif au maximum.
  • En fait, il n'y a que quelques images qui auront besoin d'être retouchées numériquement, ce sont les plans avec les animaux : il y a des câbles, des cordes, des fils. Il y a quelques plans faits avec des fonds bleus. Pas beaucoup. Mais ce n'est pas la plus grosse partie du film. Cela fera peut être cinq pour cent du film qui sera retouché. Depuis le début, on avait prévu avec Emir de faire un étalonnage final photographique, plus traditionnel, et ne pas partir dans l'idée d'un étalonnage numérique. Ca ne l'attirait pas.

La scène de la cascade, racontée par Slavko Štimac :

  • C'était vraiment quelque chose ! On l'a tournée dans les montagnes, vers la mi-octobre. On avait des bacs d'eau chaude pour tiédir l'eau, mais le chaud affluait vers le milieu de la cascade, où se trouvait Sabaha. En fait, cette scène m'a rappelé un film de Sam Peckinpah dans lequel j'ai joué, enfant. On avait tourné en Angleterre. J'étais dans une scène avec James Coburn qui faisait un rêve où il entrait en courant dans un lac. Si je me souviens bien, on a tourné ça en novembre. Il a fallu trois prises. Trois fois, il a plongé dans l'eau. En novembre, en Angleterre. Alors j'y ai repensé et je me suis dit : “Allons ! James devait avoir cinquante-cinq ans et il y est bien arrivé, alors où est le problème ? Je vais y arriver, moi aussi.” Mais je dois vous dire qu'il faisait un froid de canard quand on a tourné cette scène !

Site officiel

Note : les sites ont récemment été abandonnés par Studiocanal

Critiques

  • Brazil Kusturica nous botte littéralement le cul, il nous arrache frissons, tripes, rires et larmes. Son rock & roll barnum circus n'est pas amusant, il n'est pas même plaisant, il est enivrant éreintant, explosif, multicolore, sans commune mesure ni comparaison possible, même si on connaît bien son amour pour certains de ses pairs et pères, Visconti en tête.
  • Télérama Menée tambour battant par Kusturica, une tragi-comédie sur fond de guerre en ex-Yougoslavie.
  • L'Express La vie est un miracle est l'œuvre la plus épuisante de son auteur, la plus énergique, la plus populaire, la plus incroyable, la plus réjouissante, la plus réussie, peut-être, avec Le Temps des Gitans.
  • Première Probablement le film le plus doux et le plus optimiste de son auteur. Parallèlement, comme toutes les oeuvres fortes, il risque, une fois de plus, de froisser les bien-pensants par sa mise en cause systématique des idées reçues.
  • Studio Voilà un film qui procure beaucoup de plaisir, qui fait croire à l'amour et à la fraternité, et qui déborde de vie et de miracles…
  • Ciné Live D'abord fable extravagante macérée dans la gnole et le charivari, La vie est un miracle bascule dans la love-story burlesque gorgée de poésie et de douceur. Un Kusturica excessif et exalté, mais grisant.
  • Monsieur Cinéma pendant plus de deux heures, Kusturica nous embarque tambour battant dans un tourbillon de situations cocasses, habité par une musique entêtante. Il faut tenir le rythme tant le quotidien des personnages est agité. (…) Emir Kusturica voit la vie lucidement, avec ses drames et ses tracas. Mais aussi avec ses joies.

Box office

Box office hebdomadaire France - La vie est un miracle (12/05/2004..15/09/2004)

Galerie

Tournage

Affiches

fr/la_vie_est_un_miracle.txt · Last modified: 2011/10/01 15:45 by matthieu1