Politique

Emir Kusturica s'est souvent fait attaquer pour des positions idéologiques que certains croient voir défendues dans ses films.

Or, plus que tout, Emir Kusturica se plait à troubler le jeu. Il aime semer la confusion au fil des interviews, des articles, de ses déclarations. Il est aussi contradictoire que les personnages de ses films : jamais tout blanc, jamais tout noir non plus… Il serait absurde de vouloir cataloguer Emir Kusturica à la lecture d'une interview, car il pourra très bien déclarer l'inverse le lendemain… Il vaut mieux analyser ses films et lire entre les lignes des dialogues de ses personnages…

Je suis Slave. Dans mes contradictions, dans ma volonté de voir le monde en noir et blanc, dans mon humour, dans mes brusques changements d'humeur, mais aussi dans ma compréhension de l'histoire. Je suis né à la frontière extrêmement pénible entre l'Est et l'Ouest, et je garde en mémoire les battements de coeur de mes parents.

Sans entrer dans les polémiques sur qui ont entouré la sortie d'Underground, citons le cri d'alerte poussé par Emir Kusturica dans le journal Le Monde du 24 avril 1992 : Europe, ma ville flambe !


L'épilogue d'Underground

C'est avec peine, avec tristesse et joie que nous nous souviendrons de notre pays, lorsque nous raconterons à nos enfants des histoires qui commencent comme tous les contes de fées : il était une fois un pays…

fr/politique.txt · Last modified: 2011/04/16 11:56 by matthieu1