| Titre original | Smrt je neprovjerena glasina |
|---|---|
| Auteur | Emir Kusturica |
| Editeur | Novosti (Belgrade), JC Lattès (Paris), Feltrinelli (Rome), Albrecht Knaus Verlag(Berlin) |
| Langue | serbe (cyrillique), français, italien |
| Parution | octobre 2010 (Serbie), Avril 2011 (France, Italie) |
| Pages | 382 pages |
| Traduction en français | Vladimir Cejovic et Anne Renoue |
Enfin sorti du tiroir après plus de dix ans de gestation, le livre autobiographique d'Emir Kusturica est paru en octobre 2010 en Serbie. Son titre définitif, en version originale (après “journal d'un idiot politique”) peut se traduire par “La mort, ce sont des rumeurs non vérifiées”.
Composé de 17 chapitres pendant lesquels Emir Kusturica ouvre son album de famille, il livre y des souvenirs et raconte des anecdotes, avec vérité et talent, sans épargner personne.
Présentation de l'éditeur français (JC Lattès) : Le grand sens de l’observation d’Emir Kusturica trouve son origine dans les ruelles des quartiers populaires de Sarajevo où il est né en 1954. Son éducation est double : celle de la rue et des amis de toutes origines et de toutes religions et celle transmise par ses parents, pleine de vie, de polémiques, d’amis, de musique. La lecture de Tchékhov et sa profusion de petits personnages, Amarcord de Fellini seront deux rencontres majeures pour son parcours cinématographique « ce qu’a été le Big Bang pour l’Univers ». (…) Le récit autobiographique de ce grand cinéaste frappe par la multitude des situations évoquées, le foisonnement des personnages, le brio des scènes toujours visuelles, la véracité des dialogues. Il révèle derrière l’image un peu « déjantée » du personnage et de ses films, un créateur profondément humain, qui réagit de tout son être aux joies et aux malheurs de son pays.
La présentation à la presse a eu lieu le 26 octobre 2010, en présence de nombreuses personnalités : l'écrivain Dušan Kovačević, l'acteur Slavko Štimac, le musicien Nele Karajlic, l'homme politique Vojislav Kostunica…
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La traduction française est parue aux éditions Lattès le 6 avril 2011 ; il peut être commandé sur amazon.fr
La version originale (serbe) est disponible sur le site yu4you.com.
La tradution italienne est sortie le 31 mars : Dove sono in questa storia (I narratori) (disponible sur amazon.it).
La traduction allemande sort le 5 septembre 2011 : Der Tod ist ein unbestätigtes Gerücht: Mein bisheriges Leben et peut être commandé sur amazon.de
Sur son site internet, le 8 avril 2011, Telerama publie cette critique du livre : « En 1963, j’ai fait mes premiers pas dans le monde du cinéma en déchargeant une demi-tonne de charbon dans la cave d’une cinémathèque yougoslave. » A 56 ans, Emir Kusturica a décidé d’écrire ses mémoires pour laisser une trace et lutter contre les ravages de l’oubli qui menacent l’humanité (« sinon quelqu’un serait capable de parler de moi, à l’avenir, comme d’un boulanger ou, pis, comme d’un metallo-tourneur »). Le livre est donc la petite histoire de sa vie beaucoup plus que celle de son œuvre, et le cinéaste exalté lui donne la forme qu’on pouvait en attendre : un bon petit diable au pays de Tito mâtiné des Pieds Nickelés font du cinéma. L’essai littéraire ne réconciliera sans doute pas l’auteur du Temps des Gitans avec ceux qui se sont dernièrement éloignés de ses films et partent en courant dès que le cinéaste menace d’entonner une beuglante avec son No Smoking Orchestra. Le récit est truffé de personnages hauts en couleur, de bruits, de farces, de fureur, de coups de foudre et de coups de boules, d’amis et d’ennemis sincères (passage très drôle sur Théo Angelopoulos). On y découvre aussi que le cinéaste est un grand dépressif qui peut disparaître plusieurs jours pendant les tournages, mais on en apprend moins qu’on le souhaiterait sur les années mouvementées de la guerre des Balkans. Kusturica ne revient pas sur les polémiques qui acueillirent Underground et laisse plus ou moins ouverte la question posée par son livre : « Où suis-je dans cette histoire ? »
La critique de Jean-Max Méjean, déjà auteur d'un ouvrage sur Emir Kusturica, et blogueur invité du site du Nouvel Obs : livres-et-cinema.blogs.nouvelobs.com